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La première enquête sur l’économie des ateliers d’art sur le marché du patrimoine en France

Pour la première fois, une étude économique dresse un panorama des entreprises de métiers d’art intervenant dans la restauration du patrimoine à l’échelle nationale.
Réalisée par le cabinet Xerfi à la demande d’Ateliers d’Art de France, cette étude approfondie met en exergue les problématiques auxquelles sont confrontés ces ateliers d’art qui contribuent largement à l’identité culturelle et à l’image de la France dans le monde. Menée auprès de quelque 400 chefs d’entreprises, l’enquête révèle des résultats inattendus.

Parmi ses enseignement clés :
76% des entreprises interrogées exercent à la fois sur le marché de la création et sur celui de la restauration. Cette stratégie de complémentarité entre ces deux activités s’avère être un axe de développement majeur pour l’économie des ateliers d’art.
74% des dirigeant d’ateliers d’art sont à la tête de leur entreprise depuis leur création et 49% des structures interrogées ont été fondée depuis 2000 : une nouvelle génération de professionnels prend place au sein du secteur et contribue à sa dynamique
– 53% des répondants se disent inquiets quant à l’avenir de leur métier et seuls 14% envisagent de recruter dans les 12 prochains mois. Les entreprises du secteur sont notamment fragilisées par l’érosion des marchés publics. Ainsi, 80% des entreprises opérants sur ces marchés ont enregistré une baisse de leur chiffre d’affaires.
Le secteur est en majorité composé d’entreprises unipersonnelles (54%) au développement fragile. 80% d’entre elles ont moins de 5 salariés. 30% des ateliers d’art réalisent un chiffre d’affaires inférieur à 30 000 €, et le chiffre d’affaires median des entreprises s’établit entre 51 000 et 100 000 euros.
– Contrairement aux idées reçues, seuls 26% des répondants ont été formé par la voie de l’apprentissage, et 5% des répondants envisagent de recruter un apprenti. Si l’apprentissage est considéré par l’ensemble des répondants comme un maillon essentiel de la transmission, l’embauche d’un apprenti représente pour la majorité d’entre eux une véritable contrainte, notamment en raison des coûts engendrés (temps de formation qui pénalise la production).
→ Les enseignements de l’étude constituent une base solide, jusqu’ici manquante, pour porter auprès des pouvoirs publics des propositions concrètes reflétant au plus près les besoins exprimés par les professionnels de ce secteur en pleine structuration.
> Lire le communiqué de presse.
> Consulter la synthèse de l’enquête.
> Consulter les résultats complets de l’enquête.